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Un jorn t'i tornaràs far !
Lo joèb de Jan Peire

Categoria: Nhòrlas

12/06/2008 GMT 1

La vita chara

joan-peire @ 18:23
Dins "lou galetou pebra" per dire a fin de velhadas
(Lemòtges-1935).
Quò pas ben fin, mas bon...

En tornant dau merchat, la velha de Nadau,
Doas femnas de chas nos, que pertant s'aiman gaire,
D'acòrd per una vetz, disián que tot vai mau.

Ente vam-nos ?

fasiá la femna dau sejaire(1).
Dins mon pitit panier ne'n ai per mai d'argent
Que per me maridar, chas nos me'n balhèrem !
L'argent rintra, segur, mas fau pus que ne'n rintre,
Quante quò ne seriá mai per se remplir lo ventre.
Um ne pòt pas totjorn minjar daus galetos !
Mas nos som tan paubres a la fin de l'annada
Com'au començament. Quante ai passat pertot,
L'especièr, lo bochier, me resta ren dau tot.
Nòstre òme ganha ben 'na pro(2) bona jornada
Mas nos la devoram setòst que 'l'es ganhada (3),
E coma poriam-nos metre de biais 'n ecu ?
Çò que ven per las mans se'n torna per lo cuol.

Notas :
1- Ressaire, ressegaire (scieur en français).
2- O b'etot per restar dins l'esperit dau tèxte e sus proposicion dau Pasha : Nòstre òme ganha ben 'n'assetz bona jornada
3- «'l'es ganhada» per «ela es ganhada» ; de la mesma vetz, «'n'assetz» per «una assetz».

20/05/2008 GMT 1

Toutes les questions méritent des réponses

joan-peire @ 17:23

Ai ren chamjat, jurat-promés, ne'n mai d'aquò, ai mandat l'autorisacion per postar lo questionari.

-Quel rapport avez vous avec l'occitan (comment vous sentez vous avec l'occitan) ?

Je considère l'occitan comme ma langue maternelle, le français est la langue de l'état (en qualité de corps social, générateur de normes et d'oppressions).
J'ai voulu résoudre d'abord mes « rapports conflictuels » avec les normes (sociales, sexuelles), la langue n'en est qu'une parmi d'autre. Pour le dire autrement, en sortant de l'école (bac+2, esthétique industrielle) où j'ai appris à gommer mon accent de paysan limousin, à combler mon manque de culture (je viens d'un milieu ouvrier et campagnard), je me croyais « un d'jeune winner ». Ma priorité au réveil, a été de bâtir mon autonomie financière, puis homo-sexuelle, puis culturelle et politique.
Aujourd'hui, c'est apaisé et heureux que j'aborde la vie et que je compose des haïkus ; rires.
En mai 2008, je peux me dire « assez à l'aise » avec la langue occitane dans laquelle je suis capable de rêver (je parle avec ma grand mère dans mon sommeil), capable de tenir un échange de 20 minutes environ sur un sujet banal (avec quelques difficultés (dialecte limousin « parfois trop proche du français pour être occitan, et pourtant)), capable de m'exprimer à l'écrit (avec des fautes d'orthographes, parfois des contre-sens, mais « coma l'autre dissèt, un jorn t'i tornaras ben far »).

-Vos proches parlent ils occitan (amis, familles etc...) ?

Mes parents, oui, mes 3 sœurs plus âgées, non, mon frère plus jeune, non (cependant, ils comprennent le dialecte de mes parents). Dans la famille, ma grand-mère, mes parents, mes oncles et tantes (entre 60 & 94 ans) ne parlent jamais français entre eux, parlent en premier occitan devant mon frère, mes sœurs, mes cousin-e-s avant de reformuler, parfois, mais pas toujours, leurs propos en français.

Je suis le seul de mes cousin-e-s (soit environ 2x20 personnes) à apprendre à le lire et l'écrire, mes cousin-e-s plus âgés que moi (35 à 60 ans) sont capables de se présenter et de dire que tout va bien en occitan. Ils ne savent pas le lire. La situation est quasiment la même pour mes amis d'enfance. Ici à Orléans, les personnes venant « d'occitanie » refusent toutes d'en entendre parler (c'est encore la langue des ploucs).
Mes 10 neveux et nièces (20 à 2ans) ne semblent pas s'intéresser à la langue occitane, en même temps le plus 'tit à 2ans, rien n'est perdu.
C'est peut être hors propos, mais je suis également le seul (des sœurs, frère, cousin-e-s, amis d'enfance) à avoir le niveau bac et un peu plus, le seul à avoir quitté la région géographique d'origine (ouest Hte Vienne, Charente limousine), le seul à vouloir vivre seul et le seul « gai » (bien malin celui qui sait l'influence que cela peut avoir).

-Quand est ce que vous avez appris l'occitan? Où? Pourquoi ?

Je l'ai entendu, écouté lors des veillées d'été dans le village, mais c'était interdit de le parler. Mes parents jusqu'à notre sortie du collège se sont forcés à parler en français à la maison et interdisaient tous propos en « patois ».
En 2003/2004, j'ai voulu tenter un auto apprentissage avec la méthode « assimil » et le forum « soc.google », j'ai vite laissé tomber entre autre à cause du ton du forum et des exemples de la méthode « assimil » (ils datent un peu).
En 2006, j'ai acheté « l'occitan tout de suite », en juin 2007, je tombe de vélo, j'achète le « parli occitan » de Joan Rigosta, la « gramatica occitana » de Jacme Taupiac, et en septembre, je me suis inscrit aux cours par correspondance du Collègi d'Occitania de Tolosa.
Je pense poursuivre les cours en septembre 2008, tout en me « recentrant » un peu sur mon dialecte et en travaillant d'avantage et plus sérieusement. La tenue assez régulière du joueb a été un moyen de « cultiver » les passerelles inter dialectales.

Mes parents, après une année de re-apprentissage, me demande comment se dit tel mot en français (« la tauvera » en limousin « le guéret » en français par exemple), comment celui ci s'écrit («l'agulha» ou «la 'gulha» par exemple).
Ils acceptent de m'aider aussi à acquérir du vocabulaire, de me corriger sur des prononciations particulières. Ils ont également accepté de m'expliquer, dans la langue (1), certaines croyances paysannes (souvent agricole, donc éloignées de mon environnement immédiat).

Le pourquoi est dans la réponse à la première question, non ?

-Comment voyez l'évolution de l'occitan?

Je suis pas la personne la plus qualifié pour avoir un avis sur ce sujet. Ce d'autant plus que je ne me trouve pas dans une aire occitanophone (je loge à Orléans). Je ne suis ni inscrit, ni militant dans aucune association occitane (IEO par exemple), je pense le faire l'an prochain. Je considère que tenir un joueb est une forme de militantisme.

-Qu'est ce que vous attendez de l'occitan?

J'attends d'une langue qu'elle me laisse dire ce monde. Je ne le fais pas de la même façon en français et en occitan.

-Le terme patois vous déplait il? Pourquoi?

Non, même si j'évite de l'utiliser (au bénéfice de langue).
Là, c'est le PD, la folle, la tapette, etc... qui sait que retourner l'insulte contre l'agresseur est un moyen de déstabilisation imparable (petite anecdote : Il semble que j'ai une poignée de main assez ferme. Souvent les gens me disent : « c'est pas une poignée de main de PD ! » ma réponse est invariablement : « non, tout juste celle d'un enculé »).
Donc quand on me demande de parler « patois », je répond sans problème en français, un « patois » européen, rien de plus, sauf une très belle langue aussi.

-Êtes vous d'accord sur le terme "dialecte" pour parler de l'occitan? Pourquoi?

Si c'est pour faire une hiérarchie avec une autre langue, non, je ne suis pas d'accord. Ou bien, dans ce cas, l'autre langue, celle de comparaison, est reléguée au rang de dialecte elle aussi ; Par contre parler de dialecte pour le limousin, dialecte au sein de l'aire occitane, oui, bien sur, même si certains pratiquent un hyperlocalisme qui leur fait affirmer que c'est une langue à par entière, et patati, et patata... (gaspillage d'énergie).

-Vous sentez vous en besoin de parler l'occitan? Pourquoi?

Je dis parfois des poèmes, des petits contes lors d'animations de quartier. Bien sur, la traduction est, elle aussi, lue, parfois par une autre personne, suivant le contexte. Il y a toujours eu du respect et beaucoup de curiosité, un besoin d'explications aussi (non, le français n'est pas l'unique langue de France).
Une fois, dans une assemblée d'homosexuel-le-s, j'ai essuyé un non cinglant, alors que je voulais juste citer 3 vers de Bertran de Born (en français et en occitan).

Peut-être que si j'avais le courage d'aller me confronter à d'autre locuteurs lors d'un festival occitan, ma réponse serait différente.

Je le fait car un texte dans sa langue d'origine ne dit pas la même chose qu'une traduction. Le rythme, la musicalité ne sont pas les même. Lorsque je m'énerve, c'est souvent en occitan, comme cela, les gens ne se sentent pas visés et j'entretiens des relations cordiales avec eux.

-Pourquoi avoir choisi le support internet pour vous exprimer?

C'est un outils d'aujourd'hui bien suffisant pour mon niveau de langue, mais je remplis aussi des carnets de notes, poèmes, brouillons.
Si un jour j'ai des ambitions littéraires, promis, je déménage à Limoges et j'écris un livre papier (également disponible en livrel (ebook en français)).

-Que racontez vous sur votre blog? (je ne parle pas occitan, j'étudie la culture occitane en option)

Comme je l'ai déjà écrit avant, le joueb (blog en français) est un moyen de cultiver le dialecte. J'y parle beaucoup de mon nombril, de mes envies, de films, des livres (même les livres français). J'y parle aussi d'actualité, de ma vie sociale. Je tiens aussi un carnet de croquis dont je numérise les pages au fil du temps. J'y poste aussi mes haïkus.

-Puis je vous demander ce que vous faites dans la vie?

Je suis dessinateur technique et formateur en sécurité incendie (et informatique en interne). Je gère également le système de qualité de l'entreprise qui m'emploie. Mais pourquoi ne pas faire autre chose comme de la mise en page ou ramasseur de plantes médicinales.
Ma personne sociale est militante dans une association d'homosexuel-le-s (prévention MST-IST et accueil-écoute), dans le milieu culturel (théâtre), et je tiens des permanences dans un lieu autogéré (repaire de là -bas si j'y suis & simplicité volontaire), je milite aussi dans un collectif de cyclistes et je perd volontairement des livres pour faire du monde une bibliothèque.
J'ai réputation de très bien faire la cuisine et de remplacer avantageusement un autoradio en panne sur les longs trajets.
Je passe pour la personne la plus terne de l'agglo orléanaise.

-Quand est ce que le blog a t-il été crée?

Juin - juillet 2007.

-Dans quel but?

Me familiariser avec la graphie, un peu comme un cahier d'exercice.
J'ai toujours tenu une forme de « journal » alors sous une forme ou une autre,  pourquoi pas virtuelle (certes ce n'est pas la même chose, mais c'est la pratique régulière qui compte).

Autre but que je n'avouerai jamais, affirmer la présence du dialecte limousin sur le réseau mondial afin de conquérir le monde en parlant de poésie (nous (2) sommes quand même les créateurs de l'amour, du « paratge ». Laissez mariner un peu et vous allez voir un nouveau concept éclairer ce monde qui se complait dans l'obscurité.

-Y a t-il beaucoup visite?

Au regard de la carte présente sur mon joueb, je m'estime heureux d'une fréquentation comprise entre 300 à 600 visiteur-se-s par mois. En même temps, ces outils (joueb, carte, statistiques) sont-ils fiables ?
Ne sont ils pas que des gadgets virtuels propres à flatter mon « ego », mon « embonilh occitan » ?
Notes ajoutées à la re-lecture :
1- dans la langue d'oc
2- occitans au sens le plus large du terme

18/05/2008 GMT 1

La bargiera rusada

joan-peire @ 18:43

Dins "lou galetou pebra" per dire a fin de velhadas.

Doas dròllas gardavan l'ovelhas en parlant
De ço que las parlan totas : de lor galant.

«Ma mair m'a defendut de veire queu que vòl»
Disiá en sospirant la genta Madelon,
«E deve l'escotar sens rebutir queu dròlle»

«T'as ben tròp de malur. E coma fas-tu donc
Per veire ton galant ? li dises la Mion,
Tu deves, Madelon, n'en èsser ben privada.»

«Pas tant que tu creses, respondet la rusada,
De viure sens galant quò ne'n es pas question.
Io ne vòl, segur, jamai lo rebutir,
Mas coma ne fau pas que ma mair sia trompada
Eu ven quand quo es ben brun, e quand auve sos pas,
Barre vite los uelhs, entau lo vese pas !»


Anóncia : sabe pas ònte damandar los drechs per far una re-edicion de queu libre. Seriá d'ataca per investir de la moneda e de l'energia dins un tau project.

30/04/2008 GMT 1

Un pauc de propaganda

joan-peire @ 10:43

Abant las vacanças de ser !

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Totas `quelas propagandas dins «lou galetou pebra».

22/04/2008 GMT 1

Laissar durmir lo chat que duèrms.

joan-peire @ 20:46

Ai `chaptat sus livre-rare-book un exemplari de "lou galetou pebra (1935)".

"Per dehargnâ lous Lemouzis" pòde pas far sens ne'n balhar una :

Un bon vielh curat confessava
`Na genta dròlla de chas nos
Que cor un pauc tròp los garçons.
Bravament eu la sermonava
Dins l'ombra dau confessionau
Sus quauques pechats capitaus
Que nostra vinvola (1) obludava.
Eu li posèt tant de questions (2)
Metèt tant los punts sus los "i"
Que quò faguèt montar la mina
A la malurosa gamina.
« Si `us platz, disètz-iò, mon pair,
Parlatz-me de quauque ren mai.
Vos m'avetz (3) talament enervada
Qu'en m'en tornant, sus mon chamin (4),
Se trobava mon bon amic,
io siriá d'abòrd decidada ! »

Moralitat :
La prudéncia ditz que vau mielh
Laissar durmir lo chat que duèrm.

Notas sus l'escrich :
1 - ... notro vinvolo
2 - Per far la rime, fau prononçar [questî] coma la gen de l'oèst de Lemotges.
3 - Vous m'as talomen...
4 - sus mon [chami] per far la rime emb [ami]

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04/03/2008 GMT 1

Fajez lous vous meimo

joan-peire @ 22:15

Ai trobat chas los boquinistes sus los cais de la sèina un libret de PANAZO. E me vaiquí de legir lo calendier de 1956 e subretot las nhòrlas. Me vaiquí maitot portat a las velhadas l'estiu dins mon pitit vilatge. Pense que la grafia deviá ajudar los ancians per las legir e las reténer. Vos en bote una 'quí :

Fajez lous vous meimo
Moussur Grôssobourso qué s'oyo retira à lo campagno per vioré tranquiladamint dé sas rentas agué in beu jour l'edeio d'eileva daus gourets. O sé decidé à na à lo feiro dé Limogeis qué toumbo, autreis io sabei, lu darrei dijeus d'au mei, per li chata in pitit por et no pito treuio (in mâlé et no femo).
Sur lu champs de feiro ô n'agué pas dé peino à trouba soun affa. O sé planté davant in boun paisan qué vio mena no gouretado dé pitits pors.

« Prenez queu d'aqui, fagué lu marchand, aima-vous mier l'autré ? Chaussissez !»

Moussur Grôssobourso hesitavo :

« Queu qui ei trop gros... l'autre ei trop pitit...»

Lu paisan countuniavo à vanta sous pitits pors.

« Mo fé nou, fagué Grôssobourso, pas per queta vé. Vôtreis gourets né fant pas moun affa.»

Nôtré paisan s'eimaligué. Co li pourtavo sur lous nerfs dé vei parla per ré. O sé deiviré eimali et ô fagué veiré no grôsso treuio à Moussur Grôssobourso.

« Tenez Moussur, si mous gourets ré vous plasint pas veiqui lo maï... Et fajez lous vous-meimo vôtreis pors !»


Torne a una grafia mai aisada per dire que vau tachar de retranscriure queu tèxte (e d'autre) ne'n grafia normalisada. Quò devriá èsser un bon exercici.
Vaiquí un daus librets de PANAZO sus lo oèb
sens oblidar lo siti de la memòria ponticauda.

Per dire vrai, ai debutat de clavardar queu bilhet (lo diluns 3 de març) tot en escotant sus França Cultura lo camin de la coneissença. Omar Berrada e Rachid Benzine son invitats per parlar d'identitat, diversitat, ensenhament plurilingüe. La prumiera question dau jornalista es qua'iment :

3 lengas parladas sens accent, coma quò se fai ?

22/02/2008 GMT 1

Fin dau monde

joan-peire @ 15:46


Un collèga au trabalh me ditz quò :

-Sabes que la fin dau monde es per lo 20/12/2012 ?
-Non !!!!!
-Veja sus queu siti internet !

E me vaiquí per legir quò sus lo siti :

-Lo solelh se metrà de virar sus un autre orbita autorn de la terra...

Ai tornat esplicat a mon collèga las basas dau sistèma solar e que deuriá legir autre chausa que de las conarias sus lo oèb :-)

29/01/2008 GMT 1

Esclusivitat mondiala

joan-peire @ 19:29
De las vetz, eissuje de las criticas coma quò que, un joèb dins una lenga maudicha regionala, es unicament per parlar de l'ancian temps, d'una vita qu'esista pus... Ne vòle pas prendre la plaça dau Monde emb queu bilhet mas balhar una informacion esclusiva e mondiala, d'una importança capitala per la planeta. Siajatz segur quò es pas una conarias de mai, sei pas pro bon per quò, non, una vertadiera informacion.
Auèi, mon collègi a volgut 'nat me montrar la novela C5 2 en linha. Nos vaiquí sus lo siti a veire las animacions quante ai vut l'etiqueta "pòste de pilotage". Vise me quò, coma dins un avion...
I vam, visam lo tipe balhar un còp de clau e un comptor de marcar : 29,9 litres (28,8) laidonc que la vitessa es de 0 qm/h.
Vaiquí perquè avem pus de petròle, una veiture qui beu 29,9 l sens bolegar o b'etot l'ordinator es ja bolhat, coma los regulators de las "penault" ...
Pense que deu i aver maitot un comptor de cancers, de pneumonias e que quante la veitura es 'restada, l'ordinator balha los resultats.
299.JPGc5.JPG

Imaginetz pas tot çò que pòt far Citroën per vos !

02/01/2008 GMT 1

una femna extralucide

joan-peire @ 22:46
Per la novela annada, ai reçaubut una letra de Nicole Delya, una femna extralucide, una veisenta que.
M'anonça qu'ela a 'gut un uiau (1) intença per me e que 2008 pòt se trobar èsser l'annada de ma vita. Ren de mai...

Viure es coma
escampar un pont entre
doas ribas voidas.

Prumierament, i a una error sus l'adreça : «Ma chère JPierre» passam, es pas venguda veire, o, la novela es benleu aquí dins un chamjament radical de vita mas seriá au corrent :-). En visant lo calendier, ela a vut que n'i a un divendres 13 e de me prometre de la chança queu jorn de junh, au mens l'extralucide sap legir.

Vent d'auratge,
un contravent claqua.
Dintram !

M'espliqua que sa mair es mòrta en 2002, ne sabe que dire, la coneissiái pas. Semblariá qu'ela era coneguda aprep la guerra. Mas, semblaria ben maitot, qu'ela aviá pas osat dire, avant la guerra, per Hitler, Staline, la bomba H...

Lo vent
lava mai blanc
los ròcs.

L'extralucide m'espliqua que son don es per me, unicament. Ela mesma a 'gut un accident de veitura. T ! Qu'era pas prevut, quò 'riba, Nicole lu sap. Son don ven de la soá mair, daus grands mestres de la bola de cristal, de l'astrologia, de la luna. E dau solelh si quò fai bon :).

Una lenga estranga
Lo cadran solar
-Sine sole nihil sum-

Contra un chèc, o un virament, de 500€00, Nicole m'a promés dins la letra de me far ganhar 150 000€00 au minimum.

Revenja
de l'escarchòfa (2) oblidat.
La flor.

Ten donc, l'adreça es en Soïssa, n'i auriá pas d'escrocaire aquí.

Lo raubaire sort.
Chin sul sulhet dau portau
garda la pasté.

De notar : dins una tendéncia a l'autò·promocion, los aicós son de las reviradas de mon crus fòra lo darnier.
1- o esclair o belec, eslhauç, lamp, lambret, laucec, liuç (dins la palanqueta, vocabulari d'André lagarde)
2- trobat dins "la palenqueta", artichaut en francés.

25/12/2007 GMT 1

La romar de la lonja dimanjada dau solstici d'ivern.

joan-peire @ 13:36

La romar de la lonja dimanjada dau solstici d'ivern.

Divendres mandin - lo patron nos esplique çò qué capitalisme paternalime vòl dire.
Lu mandin en 'ribant n'i avia pas de chaufatge. Prumiera revolta daus "snickers (1)". Quo es vite tornat d'aplomb. Lo patron 'riba e trapa l'ancian responsabla tecnica per li far rendre la veitura durant las vacanças. Seconda revolta. A dietz oras, tresesma revolta per lo tretzesme mes (sabèm pas si òc e non nos vam l'aver). Quò marronava dins los bureus quand mon patron ven emb de las boteilhas de vin. Una per te, 'n'autre per te, non pas per te (a l'adreça d'un de mos collègas). Quò tornat golar un còp de mai. Mas, vaiquí que 'riba numerò dos emb dins los bras, daus telefònes e los bilhets d'achapt per lors goiats. Mos collègas eran coma daus dròlles au pè dau sapin. 

E quò fach bipe, e i a de la color... Oooo ! Ai blocat la tocha tèxtonet (SMS o texto en francés)...

Per 'chabar, tot militant aderant de la CFDT que sei, tot meschent que sei, ai mit lo meu masque de "Marx, Bourdieu, Freud" e ai ditz :
Pense que vos revendiquacions venon d'èsser realisadas. Avezt acceptat la patz sociala emb daus jojos tecnologics. Fau anar dire :

Mercé patron.

Divendres aprep miegjorn - parladissa internacionala dins ma cosina sus la diferencia dintra lo clafotis e la flaunharda.
Ieu avance que, davalant de l'eime lemosina, sabe mai qu'ela que lo clafotis es solament fach emb de las cireijas completas (emb lo nojau) o si autrament quo es una flaunharda (cireijas sens nojau, rasims, prunas...).
Sonià, mon anciana veisina, anciana colocatritz, avança que coma descendanta de tota una generacion de femnas oprimadas e conhadas dins la cosina, sabe mai qu'un òme far la cosina. Ela reconeit los meus talents per boirar tres macaronis e lors balhat un aer de festa.
Una vetz, aviá ublidar de preparar lo diner per son noveu amor e me de sortir dau chapeu magic un topin plen de pastas ònte i aviái deposat un bocinet de trufa per lors balhat un parfum. Cuechas e gratinas coma fau, quauquas olivas, un "cahor" de darrier las brujaus (2)... Lo festin èra prest mas lo tipe aviá trobat un'autre filha, queu gros colhon.

Divendre ser - de ser, lectura.
Com'd'ab', degun n'aviá ren preparat. Lo tipe darrier lo bar me damande de prendre la plaça. Óc, vòle ben mas... pas le temps de 'chabar me vaiquí intronisat servor. E dos noveus aderent perquí, lo fut a remplaçar. Valou, l'organisatritz, desconsolada dau manca d'engatjament daus aderents me damanda si pòde legir una novèla perquè manca una lectritz. Óc, vòle ben mas...

 

Thierry Périssé "Noir horizon" chas "Chant d'orties". L'escritura es simple, sens manièra mas i a dau trabalh per redigar daus tèxtes en partant daus testimoniatges daus sens papier, daus òmes e de las femnas ecrasats per la vita.

Aprep la lectura, torne prendre ma masqueta dau pensor de taulièr e dau dangeirós independantiste que sei quante ai dich que si deman, i a un partit :

que escrich dins sa basa politique una estricte egalitat entre los drechs umans (òmes, femnas, gais, eteros, trans...) ; que los impòsts seron palhats per los individus e non per los cobles ; que los principis de mutualisacion seron totjorn mes en avant (per la santá, la retraita o b'étot (dins las vilas) per l'equipament en electrò·menatgers solars comuns) ; que l'escola serà un vertadier luòc d'emancipacion e non una ocupacion per esperar una veitura, una serviciala, una consola de jòc ; que fonctionari sera non pas un estatut per la vita mas un contrat limitat dins lo temps (per exemple dins una contrada rurala, l'òme d'una cofaira poiriá èsser cantonier (1, 2, 5 annadas) en esperant un autre trabalh. Una secretari en tornant d'una operacion dau càncer poiria 'chabar sa vita professionala emb un miei temps a la comuna, a l'ospitau, a la crecha...
Lors disi d'anar veire sus lo oèb los comunicats de quauques independantistes auvernhàs reaccionaires, miei fascistes, miei Polpolt sens i a saber. Si aver un estat independent (occitan o breton, còrsa) quo es per far la mesma merda qu'en França, n'en vise pas l'utilitat. Mas si un partit politique 'riba a me far bandar emb un programa laïc, sociala e maitot un pauc "liberal", poiriái en èsser.

Bon, aviái begut un pitit vin dau Chili...

Dissabde tòst dins la matina - bruch dins la rua, vau quand mesma pas 'pelar los flics.
Dissabde mandin - merchat e lavò·matic.

E merda, quo es tòst 'bolhat 'quí. un coble de jòunes troban agre de pas poder sechar lo pitit linje dau nenet. Una goiata 'riba e ela maitot se fai minjar un bilhet. i a daus moments coma quò.
Li balhat 2 euròs e pren mon torn de sechador. Ela apela lu tecnician, posa son linje. E la vaiquí tornat emb un gasteu, simple moment d'umanitat (Non ai pas fumat los films de Disney).

Dimenc aprep miegjorn
Tè, cafe, gasteus, bilan de l'annada passada, projectes per l'annada que ven : una novèla banda dessenhada (niveu amator), escrire los bilhets sus Bordieu, los films... e coma chasque an a venir, las promessas dau Dalaï-Lama :

 

anar decubrir un luoc noveu, partatjar son saber, èsser bon per la terra.

Diluns, dimars son daus jorns de la setmana, non ?

 

gai

De notar : ai marcat "solstici d'ivern" e pas "nadau" car los catolistes an inventats lo 25 per anar contra las festas populars dau solstici (festa celta e romaina, festa de l'aubre verd (melze ?), festa dau solelh que va tornar frutjar). Dins la bible (Matthieu 1·6), Jesus es nascut ara que los josieus devian se far recensar, quò a la data de la pascas josieuva. Lo jorn dau 25 de decembre ven au IV sègle.
1-I a un vielh film qu'aime ben "los revoltats dau Bounty", ai modernisat la formula.
2-Fagots de bruja, per botar lo fuòc. Sabe pas si quo es la bona ortografia.

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